Fonds 0395 - Division scolaire franco-manitobaine

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Division scolaire franco-manitobaine

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Fonds

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CA ASHSB 0395

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Date(s)

  • 1881-2004 (Creation)
    Creator
    Division scolaire franco-manitobaine

Physical description area

Physical description

0,3 cm de documents iconographiques : 4 photographies; coul.
6 cm d'images en mouvement : 3 vidéocassettes; VHS
955 cm de documents textuels

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Name of creator

Administrative history

L'histoire de la Division scolaire franco-manitobaine commence bien avant sa création en 1993 et fait partie intégrale de l'histoire de l'éducation en langue française au Manitoba. Peu après l'arrivée de l'abbé Joseph-Norbert Provencher en 1818, l'éducation en français se fait de plus en plus avec l'arrivée des communautés des Soeurs grises et des Oblats de Marie-Immaculée. Un système confessionnel et francophone s'affermit dans la colonie de la Rivière-Rouge. En 1871, l'Assemblée législative du Manitoba instaure un système scolaire confessionnel fondé sur la séparation complète du réseau catholique et du réseau protestant et dirigé par une Commission d'Éducation. Mais l'arrivée de nouveaux colons décident le gouvernement provincial de Thomas Greenway, en 1890, de tenter d'intégrer les nouveaux venus, arrivés d'autres pays, à la communauté manitobaine en enlevant aux groupes religieux le contrôle du système scolaire. Les institutions scolaires qui décident de rester confessionnelles sont ainsi privées de fonds gouvernementaux. En 1896, l'accord Laurier-Greenway permet l'enseignement dans les langues autres que l'anglais et l'enseignement d'un cours de religion après les heures normales d'école. Mais en 1916, le gouvernement abolit l'enseignement bilingue et impose la scolarité obligatoire pour les enfants de 7 à 14 ans. Le gouvernement veut ainsi que tous les Manitobains parlent anglais, la langue commune de la majorité des canadiens. Mais les francophones de la province résistent et tentent d'assurer leur "survivance". On continue à enseigner le français de façon parfois clandestine dans plusieurs écoles rurales du Manitoba. On crée l'Association d'éducation des Canadiens-français du Manitoba (AECFM) en 1916 pour mieux encadrer cet enseignement. L'organisme devient ainsi le premier organisme de résistance et de revendication des francophones. Les directives gouvernementales sont donc ainsi ignorées ou adaptées aux besoins des francophones. Vers la fin des années 1950 vient la création de grandes divisions scolaires rassemblant les nombreux petits districts scolaires qui parsemaient la province. Presque tous les villages francophones sont regroupés dans de nouvelles divisions scolaires à majorité francophone. En 1967, le gouvernement Roblin adopte la loi 59 qui permet l'enseignement en français pendant la moitié de la journée scolaire. L'AECFM perd ainsi son influence puisque le gouvernement s'occupe maintenant de l'enseignement en français. L'urbanisation et les nouveaux moyens de communication accélèrent aussi l'assimilation des francophones. L'AECFM se dissout donc pour faire place à la Société franco-manitobaine fondée en 1968 qui prend en main la direction politique de la communauté franco-manitobaine. Au début des années 1970, le gouvernement provincial dirigé par Edward Schreyer reconnaît l'anglais et le français comme langues d'instruction dans les écoles publiques du Manitoba. Si un nombre suffisant le demandent, ces derniers peuvent obtenir de leur commission scolaire une ou plusieurs classes françaises. Cette loi est à l'origine de nombreuses luttes au sein des commissions scolaires où les francophones ne sont pas en majorité. Ces luttes sont à l'origine de plusieurs crises notamment autour de l'école Taché, l'école Précieux-Sang, Saint-Claude, Saint-Malo et Somerset par exemple. En 1982, le gouvernement fédéral approuve la Charte canadienne des droits et libertés qui accorde aux minorités officielles du pays des droits en matière de gestion scolaire. Le Manitoba choisit d'ignorer cet article mais propose plutôt, en 1984, le concept "école franco-manitobaine" dans le cadre d'un document gouvernemental. Cela ne suffit pas aux yeux des francophones qui décident de poursuivre le gouvernement provincial devant les tribunaux vers la fin des années 1980 sous la direction de la Fédération provinciale des comités de parents (FPCP). Le 15 mars 1990, la Cour suprême du Canada reconnaît aux minorités de langues officielles le droit de gérer leurs propres écoles. Le gouvernement provincial décide de mettre en place un groupe de travail dont le mandat est de recommander un modèle de gestion scolaire qui réponde aux exigences de l'article 23 de la Charte et aux besoins de la population franco-manitobaine. Le rapport déposé en 1991 contient des recommandations fondamentales comme la création d'une seule commission scolaire francophone dont le mandat serait de gérer l'ensemble des écoles dispensant des programmes de français langue première à l'échelle de la province. Mais la solution proposée conséquemment par le gouvernement est insuffisante aux yeux des francophones et la FPCP, appuyée par de nombreux organismes francophones, décide de réactiver sa poursuite judiciaire devant les tribunaux. Le 4 mars 1993, la Cour suprême déclare à l'unanimité que le gouvernement du Manitoba a des obligations constitutionnelles face à sa minorité francophone en matière de gestion scolaire. Le 17 mai 1993, le gouvernement dépose en chambre le projet de loi 34, "Loi modifiant la Loi sur les écoles publiques (gestion des écoles françaises)". La Cour suprême donne à la Commission scolaire franco-manitobaine le droit exclusif de gérer les programmes scolaire français gouvernementaux. Vingt communautés de parents décident de faire confiance à la nouvelle structure scolaire et demandent que leur école soit placée sous la gestion de la nouvelle commission scolaire francophone. La Division scolaire franco-manitobaine no. 49 (DSFM) est ainsi créée par une loi manitobaine adoptée en juillet 1993. La première commission scolaire est assermentée en novembre 1993. Les vingt écoles initiales de la DSFM ont été transférées à la commission scolaire francophone en septembre 1994. La population étudiante de la nouvelle division scolaire se chiffre alors à 4 200 élèves. En septembre 1995, l'école de Laurier se joint à la DSFM et en septembre 1998 celle de Saint-Claude. En septembre 2002, la DSFM accueille l'école Roméo-Dallaire de Saint-James, puis l'école française de Brandon en 2004, mais ferme quelques temps après l'école de Saint-Léon. La DSFM s'est donnée comme rôle d'offrir à ses élèves une éducation française de qualité et d'animer dans ses institutions une programmation culturelle et une vie française dynamique afin de développer chez les élèves une conscience accrue de leur héritage culturel et linguistique.

Custodial history

Les documents ont été traités en 2005 par Jacinthe Duval grâce à un financement de Patrimoine canadien par l'entremise du Conseil canadien des archives. Les documents qui nous sont parvenus de plusieurs sources ont alors été rassemblés pour être traités en un même fonds, mais en plusieurs séries.

Scope and content

Ce fonds contient des documents des écoles qui font aujourd'hui partie de la Division scolaire franco-manitobaine ou qui sont comprises dans les régions aujourd'hui faisant partie de la DSFM. On y retrouve des registres scolaires, des annuaires, de la correspondance, des documents financiers, des procès-verbaux et des coupures de presse qui documentent l'histoire de l'éducation en français au Manitoba. On y retrouve donc de nombreux documents portant sur les crises qui ont entourées l'ouverture d'écoles françaises telles que les écoles Précieux-Sang, Gabrielle-Roy ou Noël-Ritchot par exemple. Il y a aussi des documents provenant des comités de parents et des commissions scolaires. On retrouve en outre dans ce fonds des journaux étudiants, des travaux d'élèves, de la documentation provenant des premiers comités de la DSFM, des présentations de la DSFM aux comités de parents, des politiques de la DSFM et des écoles, des documents portant sur la création du Bureau de l'éducation française ainsi que sur la construction d'écoles. Ce fonds est divisé en plusieurs séries, selon l'endroit où on retrouvait des écoles françaises ou des écoles qui avaient de nombreux élèves francophones. Les séries de ce fonds sont les suivantes:

Notes area

Physical condition

Bon état en général. Une grande partie des documents qui nous sont parvenus de la Division scolaire Rivière-Seine ont été endommagés par l'eau.

Immediate source of acquisition

Arrangement

Language of material

Script of material

Location of originals

Availability of other formats

Restrictions on access

Ouvert. Ces documents sont disponibles sans restrictions sauf certains dossiers qui contiennent des informations personnelles sur les élèves sont sous restrictions pour une période de 100 ans après le décès de l'individu concerné.

Terms governing use, reproduction, and publication

L'autorisation du service des archives est requise pour toute reproduction.

Finding aids

Un répertoire numérique simple est disponible dans la base de données InMagic. Les photographies et les vidéocassettes ont été décrites dans l'inventaire disponible dans la base de données InMagic.

L'inventaire et le répertoire peuvent être consultés à l'adresse suivante http://archivesshsb.mb.ca/search.aspx

Les documents de ce fonds se trouvent dans:
Boîtes: 1441 à 1442, 1471 à 1551, 1669, 1844 à 1845 et 1900 à 1902
Photographies: SHSB 9809 à 9813
Vidéocassettes: VC741 et VC743 à VC744

Associated materials

Related material: Fonds Fédération des Comités de parents du Manitoba; Fonds Soeurs du Sauveur; Fonds Soeurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie; Fonds Association d'éducation des canadiens-français du Manitoba (AECFM) et Fonds Société franco-manitobaine

Related materials

Accruals

2001 06 14; 2002 07 01; 2003 01 02; 2003 01 13; 2003 05 08; 2003 07 01; 2003 07 07; 2003 07 13; 2003 09 01; 2003 09 04; 2004 04 07; 2004 08 10; 2004 09 05; 2004 10 06; 2004 11 10; 2005 02 02; 2005 02 12; 2005 07 15; 2005 11 03; 2005 11 08; 2006 01 03; 2006 01 06; 2006 02 03

Language of material note

Certains documents sont en anglais.

Alternative identifier(s)

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Status

Final

Level of detail

Partial

Dates of creation, revision and deletion

Révision: 27 juillet 2012

Language of description

  • French

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Sources

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