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Musée

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Durant la première décennie de la Société historique de Saint-Boniface (SHSB), une collection d'objets s'est constitué à partir des artefacts trouvés lors des expéditions au lac des Bois à la recherche du fort Saint-Charles. C'est au printemps 1939 que la SHSB établissait un musée au sous-sol de la Cathédrale de Saint-Boniface. Les objets et artefacts en exposition provenaient de sources différentes, souvent des dons de divers individus ou organismes. C'est donc progressivement que la collection de la SHSB s'est développée. En 1959, l'abbé Antoine D'Eschambault lance une campagne en faveur de la transformation de l'ancienne maison vicariale des Soeurs Grises en musée. Cette campagne porte fruit en 1964 et le Musée de Saint-Boniface ouvre ses portes en juin 1967. Cependant, un incendie à la Cathédrale de Saint-Boniface en 1968 détruit une partie de la collection d'objets de la SHSB. Une autre partie a trouvé refuge à l'Hôtel de Ville de Saint-Boniface ainsi qu'au poste de pompiers de Saint-Boniface. En 1970, la SHSB entrepose et expose ses objets au Musée de Saint-Boniface. Lorsque la SHSB se voit confier la gestion de la Maison Riel en 1979, quelques uns de ses objets y sont mis en exposition. Une autre partie importante de sa collection est logée au Collège de Saint-Boniface où la SHSB occupait alors des locaux. Vers 1980, la SHSB entreprend le cataloguage de ses objets et tente tant bien que mal d'en retracer la provenance. Vers 1997, avec la construction du Centre du Patrimoine, la SHSB décide de se départir de sa collection d'objets de musée en les confiant, pour une large part à d'autres musées du Manitoba. Ainsi, plusieurs objets ont soit été donnés à diverses institutions, et d'autres ont été vendus aux enchères par J. Wachniak & Sons.

Paroisse de Saint-Pierre

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L'histoire du territoire qui deviendra la paroisse de Saint-Pierre-Jolys commence bien avant sa fondation en 1877. La région, alors connue sous les noms de « La Fourche » ou de la « Rivière-aux-rats », est régulièrement fréquentée par les voyageurs et les chasseurs Métis. C'est un lieu de camp idéal pour les voyageurs et une place d'hivernement pour les familles de Saint-Norbert et de Saint-Vital qui s'y installent avec leurs troupeaux. Effectivement, il y a dans la région de la Rivière-aux-rats, une grande quantité d'arbres qui servent de bois de chauffage en hiver. C'est aussi un lieu très riche en gibier. En 1870, après avoir négocié l'entrée du Manitoba dans la Confédération canadienne, l'abbé Joseph-Noël Ritchot décide qu'il est important que la population métisse prenne possession des terres dans la région de la Rivière-aux-rats. Il veille donc à l'arpentage des terres et encourage quelques familles à venir s'installer à l'endroit qui sera désormais connu sous le nom de Saint-Pierre. Ainsi, dès 1872, huit familles métisses arrivent dans la région. Mgr Taché décide d'ériger canoniquement la paroisse de Saint-Pierre le 4 janvier 1877. Il y a alors une vingtaine de familles qui habitent dans la région. La paroisse a, à cette époque, des frontières beaucoup plus grande qu'aujourd'hui et comprend les deux futurs villages de Saint-Malo et d'Otterburne qui s'en sépareront éventuellement. Saint-Pierre se développe rapidement, puisqu'en 1877 un contingent de treize familles canadiennes-françaises, rapatriées de la Nouvelle-Angleterre, viennent s'y installer avec l'encouragement de prêtres-colonisateurs. Métis et Canadiens français doivent donc apprendre à cohabiter en un même endroit, ce qui n'est pas toujours facile. En 1879 on ouvre, non pas une, mais trois écoles qui sont sous la direction d'enseignants laïcs. C'est en 1880, que Saint-Pierre accueille son premier curé, l'abbé Jean-Marie-Arthur Jolys, et bâtit sa première église. Saint-Pierre se transforme rapidement sous la direction de l'abbé Jolys, tellement qu'on décidera plus tard d'ajouter son nom à celui de la paroisse qui deviendra Saint-Pierre-Jolys. En 1885, on construit un couvent pour mieux accueillir cinq Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie qui arrivent le 9 avril 1886 pour prendre la direction de l'école du centre. Elles veilleront à l'éducation des enfants de la paroisse jusqu'à la fin du 20e siècle. La charge de l'éducation des enfants est partagée en 1904 lorsque les Frères de la Croix de Jésus ouvrent le Collège de Saint-Pierre. Ils prennent ainsi en main l'éducation des garçons du village alors que les religieuses concentrent leurs efforts auprès des filles. Les Frères doivent cependant retourner en France en 1912. En 1913, trois frères Maristes des écoles viennent les remplacer mais ils sont rappelés dans l'Est en 1921. Les religieuses et des laïcs doivent alors voir à l'éducation des garçons jusqu'à ce que les Clercs de Saint-Viateur d'Otterburne acceptent la direction du Collège de Saint-Pierre en 1942. En 1955, une nouvelle école reçoit tous les élèves ainsi que leurs enseignants religieux et laïcs. Une des industries importantes de la région est évidemment l'agriculture et l'élevage, mais on dépend aussi de la vente du bois de construction. L'abbé Jolys est remplacé en 1926 par l'abbé Joseph-Adonias Sabourin qui, lui aussi, y restera jusqu'à son décès en 1956. En 1931, l'arrivée de Joseph-E. Lafranc, agronome, encourage l'accroissement des industries secondaires de la ferme. On voit ainsi naître des industries d'élevages d'abeilles, de renards argentés et de visons, des coopératives avicoles, un moulin à vapeur et des cultures de betteraves à sucres et de pois. En 1953, on fonde aussi la Société d'Horticulture qui travaille de concert avec la Société d'agriculture du comté de Carillon, fondée en 1896. Le village de Saint-Pierre-Jolys est constitué en société en 1947 et son premier maire, notaire et maître des postes, est Ambroise Joubert. Saint-Pierre est connu pour ses artistes et sa vie culturelle. Le comité culturel de Saint-Pierre organise depuis quelques années le Festival Chantecler qui fait la promotion de la chanson francophone.

Champagne, Antoine, (1892-1980)

  • Person

Né le 21 janvier 1892, fils de Joseph et Henriette Grégoire, Antoine Champagne fit son cours classique à Notre-Dame-de-Lourdes (Manitoba) chez les Chanoines réguliers de l'Immaculée Conception (c.r.i.c.). De 1910 à 1911, il fait un séjour à Nominingue (Québec) où il enseigne au collège commercial. Il passe ensuite 12 ans en Europe (1911 à 1922) complétant son noviciat et ses études théologiques à Rome (1911-1916) y obtenant un doctorat en théologie de l'Université de la Propagande. Il enseigne au Petit Séminaire d'Avignon et à Lyon (1916-1922). De retour au Canada, il est vicaire à la paroisse de Notre-Dame-de-Lourdes (Manitoba) (1922-1932) puis curé de la même paroisse (1932-1948). Il prend sa retraite en 1948. À partir de 1937, il consacre une large partie de son temps à la recherche généalogique et historique sur l'Ouest canadien, particulièrement sur les La Vérendrye et les Riel. Il est décédé le 7 septembre 1980.

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